Grande plage de Houat

OCLM   - Observatoire Citoyen du Littoral Morbihannais

Grande plage de Houat – Plage de Tréac’h er Gourèd

 

  • Nom : Plage de Tréa’ch er Gourèd
  • Commune : Île de Houat
  • Longueur : 2,3 km
  • Granulométrie moyenne : sable moyen/fin
  • Haut de plage : Dune haute et végétalisée

 

 

Nous quittons la petite plage de Baluden à Belle-Île et reprenons la mer. Cap sur sa voisine, l’île de Houat. Nous posons donc pied à terre à l’embarcadère de cette petite île longue de quatre kilomètres et large d’un kilomètre et demi où vivent toute l’année environ 250 habitants. Le site que nous allons visiter se trouve à l’Est du port où nous venons de débarquer. Pour nous y rendre, nous traversons le bourg de l’île. Quelques minutes suffisent pour arriver à destination : la Grande plage de Houat, aussi appelée plage de Tréac’h er Gourèd.

Photo aérienne du la Grande plage de Houat (source : LGO 2019)

Cette grande plage de sable fin aux eaux claires attire de nombreux plaisanciers qui viennent y jeter l’ancre ainsi que bon nombre de promeneurs. De forme concave, elle est constituée d’un large estran et d’une dune haute, large et végétalisée au Nord, de falaises basses et rocheuses au Sud. Une bonne partie de la dune appartient et est gérée par le conservatoire du littoral. Longue de plus de deux kilomètres, sa partie Nord forme une pointe sableuse mobile assez massive. Au Sud elle s’appuie sur l’ancien Port de l’île datant du 19ème siècle.

Photo aérienne de l’ancien port de Houat, le port d’Er Beg (source : LGO 2019)

Le port d’Er Beg, aussi appelé « vieux port », fut érigé entre 1915 et 1916 par des prisonniers Allemands. En 1932, il fut agrandi par la construction d’un môle supplémentaire en béton armé. La digue Sud fut détruite par une forte tempête venue du Sud-Est le 21 janvier 1951. Le port ne fut pas reconstruit et s’ensabla au fil des années. Il est à présent complètement comblé par le sable formant une belle plage et abrite une école de voile.

Photo aérienne de l’ancien port et de la Grande plage de Houat (source : LGO 2019)

A l’autre extrémité de la plage, au Nord, se trouve un fort aussi appelé corps de garde : le fort d’En Tal. Il fut construit en 1857 pour prévenir des invasions anglaises. Six pièces d’artilleries (3 canons de 30 et 3 obusiers de 22) y étaient installées et soixante hommes pouvaient y être abrités. Pour le construite, des mètres cubes de sable ont été déplacés afin de dissimuler le fort sous le niveau de la dune. L’île compte deux autre forts : un central et un autres sur la pointe Nord-Ouest. Le fort d’En Tal n’a jamais servi et fut déclassé à la fin du 19ème siècle puis revendu à un particulier. En 2012, cinq chambres d’hôtes y ont été ouvertes.

Photo aérienne de la pointe Nord de la Grande plage et du Fort d’En Tal (source : LGO 2019)

Situé sur la pointe Nord de la plage, sa position offre un panorama exceptionnel et changeant. En effet, cette pointe sableuse massive a souvent vu sa forme varier au cours du temps, contraints par les éléments : le vent, les courants, les marées et les tempêtes. Son fonctionnement se rapproche des pointes mobiles sableuses que nous avons déjà croisées (Guidel plage et Kervegant) à un détail près : cette plage n’est pas située à l’embouchure d’un fleuve.

Evolution de la Grande plage de Houat entre 1965 et 2013 (source : IGN)

Nous l’avons évoqué plus haut dans le texte, la plage de Tréac’h er Gourèd est très prisée. C’est pourquoi une étude de fréquentation a récemment été menée par le Conservatoire du Littoral et le bureau d’étude Littomatique afin d’adapter le nombre et la position des accès de la plage. L’objectif final de cette étude est de préserver au maximum la végétation dunaire, premier rempart contre l’érosion, du piétinement.

Campagne de mesure effectuée en 2018 par le LGO (source : LGO 2018)

Le LGO a mené en 2018 une étude hydro-morpho-sédimentaire complète sur cette plage (étude des courants, de la topographie et de la granulométrie) afin d’améliorer la compréhension de ce site exceptionnel. Un suivi topographique annuel y est toujours maintenu depuis 2017 et le laboratoire continue d’accompagner le conservatoire du littoral sur les différentes réflexions qu’il mène sur ce site.

Campagne de mesure effectuée par le LGO en 2018 (source : LGO 2018)

Ainsi s’achève notre escale sur la grande plage de Houat. Nous reprenons donc notre route et regagnons le continent. Nous jetons un dernier regard vers le fort de Penthièvre en passant sur l’isthme pour rejoindre notre prochaine destination. D’ici là, n’hésitez pas à commenter et partager vos expériences sur cette plage. Vous pouvez également lire ou relire les articles précédents ici.

 

A très vite et n’oubliez pas, Restez chez vous !

L’équipe de l’OCLM

 

 

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